dimanche 11 février 2018

PS82 : UNE NEUTRALITÉ CITOYENNE A GÉOMÉTRIE TRES VARIABLE


Le PS82 ne pense rien du projet éolien. C'est ce qu'il faut retenir des propos récents de Mme Sardeing-Rodriguez (réseaux sociaux), conseillère départementale du canton de Montech et présidente du groupe PS au Conseil départemental. 

Comme si un chantier aussi énorme que celui prévu par le groupe Valorem (co-dirigé par un élu PS, hasard ou coïncidence ?), qui va bouleverser les paysages, la nature et la vie des habitants, n'appelait pas une position tranchée. 

En réalité, le PS82 pense le plus grand bien de la zone éolienne mais ne veut assumer ni ses convictions ni surtout ses actes en faveur du projet de Valorem. A l'instar de Jacques Moignard, son égérie Mme Sardeing-Rodriguez est y favorable mais ne souhaite pas que les citoyens le sachent. Car les citoyens sont aussi des électeurs et les élections approchent. Si les choses tournaient vinaigre, il ne faudrait pas que la responsabilité en retombe sur les (rares) figures socialistes locales...

Pour cette raison, le PS82 qui appelle en toutes occasions à la concertation avec la population et à la démocratie directe, agit exactement à l'inverse à Montech : pas un mot. Le black-out. L'omerta. Ce silence vaut aveu et se trouve d'ailleurs confirmé par un fait récent : au lieu d'organiser un débat public et citoyen, Jacques Moignard convoque en douce les élus municipaux pour un huis-clos aux chandelles avec la société Valorem. 

Mme la Conseillère Sardeing-Rodriguez, quant à elle, se cache derrière la neutralité citoyenne, un nébuleux concept peu compatible avec l'ampleur du projet et ses conséquences. Remplacez "neutralité citoyenne" par lâcheté et vous approcherez la vérité. 

Si le PS82 était contre, il l'aurait fait savoir. Si le PS82 s'interrogeait, il aurait tenu à consulter les parties prenantes, y compris les opposants. 

Et comme le démontre cette lettre de soutien signée de Mme Sardeing-Rodriguez (voir ci-dessous) à une association se dressant contre un projet tendant à dénaturer les paysages, le patrimoine naturel et la vie des riverains (sic), le PS82 sait parfaitement condamner l'irrespect "des règles élémentaires de transparence, de démocratie et de consultation des citoyens" ou encore proclamer : " Nous ne soutenons pas la dilapidation du patrimoine naturel commun à des fins économiques [...]". Aujourd'hui, ce sont les mêmes qui l'organisent...




jeudi 8 février 2018

MME SARDEING-RODRIGUEZ NOUS ECRIT : POLITIQUE, ÉOLIENNES, MENSONGES...


Madame Sardeing-Rodriguez, conseillère départementale PS du canton de Montech, nous écrit. Piquée au vif par notre billet du 17 janvier, elle se fait fort de nous démontrer que ce que tout le monde peut voir ou savoir n'a aucun rapport avec la réalité. De fait, sa contre-attaque est un modèle de rideau de fumée politicien (au pire sens du terme) qui prend évidemment toutes les libertés avec la vérité. 

En noir, la réponse (scindée en paragraphes) de Mme Sardeing-Rodriguez. En bleu, les réactions de Politic Circus.

"Je pourrai commencer par expliquer que "je ne vis pas de la politique", je vivais avant et je vivrais après bien heureusement. Je suis fonctionnaire, titulaire du concours d'attachée territorial qui permet donc de travailler dans des collectivités locales. J'ai également un mandat de conseillère départementale avec une indemnité de 1 300 euros par mois (certains vivent avec moins j'en conviens aisément)..."

Vous pourriez surtout commencer par ne pas omettre de mentionner que, en sus des activités que vous citez et qui suffiraient à remplir la vie d'une personne ordinaire, vous êtes également collaboratrice parlementaire (rétribuée donc) de la députée socialiste Valérie Rabault. Un poste hautement politique dans votre cas, puisque vous êtes élues toutes deux en Tarn-et-Garonne et appartenez à la même fédération PS...

"Concernant mon mandat d'élu, j'ai effectivement succédé à Jacques Moignard qui touché par le cumul des mandats (député, maire, conseiller départemental) a choisi de laisser ce dernier à la remplaçante que j'étais. J'ai ensuite été élue directement par les habitants du canton de Montech en binôme avec Michel Weill.

A lire votre phrase, on pourrait penser que M. Moignard, votre (ex)employeur à la mairie de Montech, a "choisi" de vous laisser son siège au Conseil départemental. Or M. Moignard a choisi de conserver son mandat de maire et bien sur celui de député. A partir de là, en tant que remplaçante et par la force de la loi, c'est à vous que son mandat de conseiller revenait. 

"Quant au projet éolien, il est porté par Valorem à sa seule initiative. C'est d'ailleurs ce qui me gène dans le dossier d'enquête publique que je vous invite à lire (volumineux) c'est qu'il est dit que c'est en accord avec les élus... les conseils municipaux n'ont été sollicités que pour un avis sur une étude de vent... ce qui est loin d'être un accord sur le projet."

Ici, l'affaire se corse. Foin d'omission volontaire ou de petite astuce sémantique, vous êtes contrainte pour venir en aide à votre ami Moignard de vous livrer au mensonge éhonté. En effet, chaque citoyen peut facilement vérifier que la Communauté de communes présidée par M. Moignard a ouvert grand ses portes à la société de promotion éolienne Valorem, organisant dès 2012 (au siège de la CC) des réunions de présentation, plus tard un audit (2013) et jusqu'en 2016, où l'avancement du projet Valorem a été présenté devant le Conseil communautaire. Conséquence de cette validation implicite, les conseils municipaux concernés n'ont pas été sollicités, comme vous le soutenez de mauvaise foi, pour un inoffensif "avis sur une étude de vent" mais pour se prononcer sur "un projet éolien" mené par Valorem. Oops ! L'objet des délibérations ne souffre d'ailleurs aucune discussion : 

  • Montech :       "Projet éolien sur la commune de Montech"
  • Montbartier :  "Etude pour la réalisation d'un projet éolien"
  • Finhan :          "Projet étude parc éolien"

Par ailleurs, pour couronner l'ensemble, le conseil municipal de Montech (présidé par M. Moignard) a mandaté dans la dite-délibération la Communauté de communes Garonne-et-Canal (présidée par... M. Moignard) "pour suivre le projet de production éolienne". 

Il est difficile d'imaginer que la conseillère départementale du canton de Montech (doublée de l'attachée territoriale de Montech) que vous êtes n'a pas pris connaissance de ces délibérations, présentes dans le dossier Valorem dont, par dessus le marché, vous nous recommandez la lecture ! 

La vérité, c'est que vous ne reculez devant rien pour escamoter le rôle d'initiateur de M. Moignard dans le projet Valorem. 


"Quant au projet lui-même je maintiens que chacun peut se faire son opinion et je les respecte toutes au risque de donner des leçons de neutralité citoyenne... j'écoute tous les élus, tous les habitants que je croise je lis beaucoup et me forge ainsi une opinion."

Autre grossier procédé d'enfumage des foules : vous écoutez tout le monde, vous respectez tout le monde. Nous vous rappelons que vous êtes élue du canton de Montech, lieu d'implantation potentiel d'une zone industrielle éolienne de grande envergure et que le respect consisterait à livrer aux électeurs-citoyens votre sentiment sur un projet qui les touche de très près. Vous êtes mandatée par les citoyens pour les informer et ils doivent connaitre votre position, c'est bien le minimum que vous leur devez.

"La politique ne permet pas tout et ce n'est pas à moi d'organiser une réunion publique... de quel droit ? Il existe une réglementation. Monsieur le Préfet l'applique et chacun peut donner son avis par le biais de l'enquête publique. Je vous y encourage... Quant à mon avis... quoique je dise, vous le déformerez. J'attends de voir si ma réponse sera publiée"

Tout élu responsable et attaché aux intérêts de ses administrés peut organiser quand il le souhaite un débat public ou encourager la publicité d'un tel projet. Vous n'êtes pas un quidam mais un représentant du peuple. Ne vous dissimulez pas derrière des motifs fallacieux. 

Votre réponse a été publiée in extenso et même deux fois. Il est donc vain de nous prêter (gratuitement) de mauvaises intentions. Vos prochaines interventions le seront également. 

Enfin, quant à déformer vos propos, il faut reconnaître que vous vous en chargez magnifiquement toute seule...  

mardi 30 janvier 2018

ÉCOLOS ET SOCIALISTES : LE FRIC D'ABORD !

Nous suivons avec attention l'évolution du projet éolien tarn-et-garonnais car, à l'instar de nombreuses tentatives d'implantation de machines à vent en France, on y retrouve ce cocktail de gros sous publics se muant en gros sous privés, d'élus locaux aux mains pleines de confiture, d'intimidations politiques, d'études bidonnées, de délibérations pipées, de sociétés à tiroirs, de silences calibrés... 

Il est particulièrement savoureux d'observer des écologistes prêts à envoyer des dizaines d'espèces protégées au hachoir éolien et à s’asseoir confortablement sur le principe de précaution ; d'entendre des socialistes plaider avec émotion pour les paradis fiscaux anglo-saxons et l'argent du pétrole (devenu soudainement inodore). Oubliée aussi l'affreuse empreinte-carbone des milliers de rotations de camions nécessaires au transport de dizaines de milliers de m3 de béton ! Et très loin le circuit-court ou le patriotisme économique car rien de rien dans les éoliennes Valorem n'est produit en France.




Citons, parmi ces bienheureux soutiens de la finance internationale freetax et partisans du massacre d'oisillons et de bébés chauves-souris, l'association mal nommée "Les Colibris de Montech" dont la profession de foi promet : "Si comme nous, vous souhaitez améliorer votre façon de vivre ensemble ou de consommer différemment, vous voulez une société plus équitable; fabriquer vos produits ménagers ou cosmétiques, manger sain et local, redécouvrir votre environnement naturel proche, remettre le développement durable au centre des préoccupations de notre communauté, privilégier la solidarité à la compétition, partager vos compétences". 

Eh bien, cette association de bienfaiteurs de la nature, des oiseaux et de l'Homme (sans doute sincères mais quelque peu naïfs...) a lancé une pétition, non pas contre mais en faveur du projet Valorem qui va bétonner un hectare de terres agricoles, en bordure du Canal de Garonne et de la forêt de Montech. 


Victimes de l'industrie éolienne...


Oui mais, Mesdames, Messieurs, il y a les dotations aux collectivités ! Comme si la santé, le bien-être ou le patrimoine des gens pouvaient être échangés, à leur insu, contre quelques miettes abandonnées par l'avide Valorem au budget des communes ! D'autant que cet argent provient de la poche de tous, après avoir été collecté par EDF, sous forme d'une contribution à l'éolien ! En quelque sorte, les victimes sont contraintes d'enrichir leur bourreau, avec la bénédiction des représentants du canton...

Il y a quelque chose de choquant à voir les élus d'une commune telle que Montech, endettée à des hauteurs intersidérales**, faire la danse du ventre à des chairmen de fonds d'investissement so british, pour récupérer trois francs six sous... qui ont été dépensés, braves gens, il y a trois ans ou plus. Montech est donc à vendre ? 

Nous vous invitons à lire le rapport du collectif anti-éoliennes 82. Tous les ingrédients cités plus haut y tiennent bonne place, mais avec des noms et des faits. Il y est question de plans erronés (pour un permis de construire des engins de 200 m de haut!), d'avis favorable jamais acté, de conseillers municipaux qui vont toucher des loyers (10 000€ annuels selon nos infos), de périmètres de sécurité non respectés (rentabilité oblige), de perspectives truquées !  

Les conseils municipaux de Finhan, Montbartier et Montech ont ou vont voter une dernière fois, à l'instar de la Communauté de communes présidée par Mme Nègre. La première fois, tous avaient accordé leur confiance au promoteur Valorem. Qu'en sera t-il aujourd'hui, car nul n'ignore plus les turpitudes du dossier. A suivre et comment !

*Le promoteur Valorem a demandé l'autorisation spéciale de "tuer par collision" plus de 70 espèces protégées. En effet, la surface couverte totale par les 6 abattoirs à oiseaux est de... 80 828 m² ! Et elles tournent ! 

** Presque 13 millions d"€

mercredi 17 janvier 2018

DOMINIQUE SARDEING-RODRIGUEZ ET LA GUERRE DES EOLIENNES

La guerre des éoliennes fait rage à Montech, ce n'est plus un secret pour qui lit la presse départementale. Après les virulentes sorties médiatiques de Valérie Rabassa (ex-maire de Montech) et Eric Lagrange (PLD), la création d'un collectif opposé à l'implantation des hélices géantes, le maire de la commune voisine Monbéqui vient de se prononcer contre le projet et précise : "j'interdirai dans le cadre de mes pouvoirs de police tous passages d'engins de chantier sur des voies communales longeant des habitations" ! 

Une montée en puissance du camp anti. Il faut dire que depuis que le Collectif a signalé la présence d'élus parmi les heureux bénéficiaires d'un contrat de bail de la société éolienne Valorem, un lourd silence est de mise chez les partisans du projet. 

Qui en face pour défendre le projet d'implantation voté majoritairement par les élus de Montech, Montbartier et Finhan ? Eh bien, comme souvent dans ce périmètre, c'est Mme Sardeing-Rodriguez qui s'y colle, via les réseaux sociaux. 

Elle nous apprend par exemple que le maire de Montbartier a renouvelé dans ses vœux 2018 son soutien au projet éolien alors même que celui de Monbéqui manifestait son opposition :


En toute décontraction, elle somme les opposants de ne pas "se servir" des éoliennes pour faire... de la politique ou polémiquer. 

Mme Sardeing-Rodriguez est merveilleusement placée pour donner des leçons de neutralité citoyenne. Employée de la municipalité socialiste de Montech, elle a succédé à son ami socialiste Moignard au Conseil général (aujourd'hui départemental) où elle occupe depuis les fonctions de présidente du groupe socialisteComme il lui restait du temps à tuer, Dominique Sardeing-Rodriguez a accepté de devenir, il y a quelques semaines, collaboratrice parlementaire de la députée socialiste Valérie Rabault. 

Si quelqu'un fait (et vit) de la politique dans le canton, c'est bien Mme Sardeing-Rodriguez ! Elle n'est donc que faiblement crédible lorsqu'elle se pose en arbitre des élégances : ce sont ses amis politiques, les mêmes qui l'ont unanimement soutenue aux dernières élections départementales, qui ont voté des deux mains le projet d'implantation de la zone industrielle éolienne. 

Respecter les habitants ? Mais personne n'a entendu Mme la Conseillère Sardeing-Rodriguez lorsque son vieux complice Moignard, président de la Communauté de communes Garonne-et-Canal et maire de Montech, ci-devant initiateur en chef du projet éolien Garonne-et-Canal, déclarait cyniquement dans la presse qu'il n'était au courant de rien et que de fait, il était inutile d'en parler aux... citoyens.   

Elue de la République, qu'attendait-elle, ces 4 dernières années, pour "respecter les habitants" en convoquant des débats publics sereins et "citoyens", au lieu d'appeler au calme une fois les bulldozers aux portes des bourgs ?    

Mme Sardeing-Rodriguez a eu tout le temps nécessaire pour prouver qu'elle se souciait du sort des habitants de son ressort et prévenir divisions et colères. C'était même son devoir... 

Aujourd'hui, la décence nécessite de les laisser s'exprimer...   

mardi 28 novembre 2017

ELECTIONS AU COMITE CENTRAL DU FN : PATRICE CHARLES CONTRE ROMAIN LOPEZ

Le FN a manqué le dernier métro. Après l'échec de Marine Le Pen aux présidentielles, les très médiocres résultats aux législatives (8 députés dont le couple MLP/Louis Aliot), les départs de Marion Maréchal et de Florian Philippot, les ennuis judiciaires et financiers du Front, place donc à la "refondation". 

Les adhérents du parti éliront très bientôt leurs représentants au nouveau Comité central. Mais d'ores et déjà les candidatures sont closes. Dans notre département, ce sont deux frontistes habitant la même ville, Moissac, qui se feront face.

D'un côté, l'expérimenté Patrice Charles, avocat du FN, conseiller municipal de Moissac, venant de la droite classique et proche de l'étoile montante du Front, l'économiste Jean Messiha. 




De l'autre, le saumâtre Romain Lopez, zéro mandat, ex-assistant de Marion MLP, employé du FN, issu de la mouvance Dieudonné et prêt à toutes les frasques pour ne pas sombrer dans l'obscurité médiatique. Ni abandonner un pouce de terrain à son aîné.




De ces deux écoles, l'une est en parfaite conformité avec la nouvelle ligne du couple Le Pen (respectabilité, notabilité, compatibilité avec la droite traditionnelle, compétences, implantation locale) et l'autre en totale contravention avec cette doctrine (soutien actif d'organisations complotistes et antisémites, activisme anti-Israël, propos virulents et brutaux dénoncés par la presse, sexisme, etc.), bref une écume de nature à éloigner l'électeur standard de droite du bulletin FN. 

D'ailleurs, préventivement, Patrice Charles se charge lui-même d'exécuter Romain Lopez et ses glauques amitiés. Sur son compte Facebook, l'avocat n'hésite pas à répondre -le 24 novembre- à une militante frontiste déçue : "Nous n'accepterons pas plus les idées d'Alain Soral et de ceux qu'il soutient ou qui le soutiennent". Suivez le regard de M. Charles et vous tombez sur : 




Souvenons-nous que, malgré un accord national et une (très) pesante insistance de l’intéressé, Debout La France 82 a refusé son soutien au candidat-député Romain Lopez. Pire, en présentant une candidate, DLF82 a privé le FN82 de presque 700 voix dans la première circonscription. Si l'on ajoute à ce bilan la perte par Lopez en 2017 de milliers de voix FN de 2012, il n'est pas bien sorcier de prédire le nom du favori tarn-et-garonnais à cette élection interne... 

Mais ce sont les adhérents qui votent. Et pas seulement la famille Le Pen. Ce qui est certain, c'est qu'un (nouvel) échec précipiterait Romain Lopez, dépourvu tout autant de rasoir que de mandat électif, dans un no man's land dont il aurait le plus grand mal à s'extraire... 

PS : passons sur la candidature du tarnais (81) Thierry Viallon, chef du FN de Tarn-et-Garonne (82) qui reconnait ainsi ne pas résider dans le département qui l'a élu à l'assemblée régionale...

Liste définitive des candidats au Comité central du FN