mardi 28 novembre 2017

ELECTIONS AU COMITE CENTRAL DU FN : PATRICE CHARLES CONTRE ROMAIN LOPEZ

Le FN a manqué le dernier métro. Après l'échec de Marine Le Pen aux présidentielles, les très médiocres résultats aux législatives (8 députés dont le couple MLP/Louis Aliot), les départs de Marion Maréchal et de Florian Philippot, les ennuis judiciaires et financiers du Front, place donc à la "refondation". 

Les adhérents du parti éliront très bientôt leurs représentants au nouveau Comité central. Mais d'ores et déjà les candidatures sont closes. Dans notre département, ce sont deux frontistes habitant la même ville, Moissac, qui se feront face.

D'un côté, l'expérimenté Patrice Charles, avocat du FN, conseiller municipal de Moissac, venant de la droite classique et proche de l'étoile montante du Front, l'économiste Jean Messiha. 




De l'autre, le saumâtre Romain Lopez, zéro mandat, ex-assistant de Marion MLP, employé du FN, issu de la mouvance Dieudonné et prêt à toutes les frasques pour ne pas sombrer dans l'obscurité médiatique. Ni abandonner un pouce de terrain à son aîné.




De ces deux écoles, l'une est en parfaite conformité avec la nouvelle ligne du couple Le Pen (respectabilité, notabilité, compatibilité avec la droite traditionnelle, compétences, implantation locale) et l'autre en totale contravention avec cette doctrine (soutien actif d'organisations complotistes et antisémites, activisme anti-Israël, propos virulents et brutaux dénoncés par la presse, sexisme, etc.), bref une écume de nature à éloigner l'électeur standard de droite du bulletin FN. 

D'ailleurs, préventivement, Patrice Charles se charge lui-même d'exécuter Romain Lopez et ses glauques amitiés. Sur son compte Facebook, l'avocat n'hésite pas à répondre -le 24 novembre- à une militante frontiste déçue : "Nous n'accepterons pas plus les idées d'Alain Soral et de ceux qu'il soutient ou qui le soutiennent". Suivez le regard de M. Charles et vous tombez sur : 




Souvenons-nous que, malgré un accord national et une (très) pesante insistance de l’intéressé, Debout La France 82 a refusé son soutien au candidat-député Romain Lopez. Pire, en présentant une candidate, DLF82 a privé le FN82 de presque 700 voix dans la première circonscription. Si l'on ajoute à ce bilan la perte par Lopez en 2017 de milliers de voix FN de 2012, il n'est pas bien sorcier de prédire le nom du favori tarn-et-garonnais à cette élection interne... 

Mais ce sont les adhérents qui votent. Et pas seulement la famille Le Pen. Ce qui est certain, c'est qu'un (nouvel) échec précipiterait Romain Lopez, dépourvu tout autant de rasoir que de mandat électif, dans un no man's land dont il aurait le plus grand mal à s'extraire... 

PS : passons sur la candidature du tarnais (81) Thierry Viallon, chef du FN de Tarn-et-Garonne (82) qui reconnait ainsi ne pas résider dans le département qui l'a élu à l'assemblée régionale...

Liste définitive des candidats au Comité central du FN

dimanche 26 novembre 2017

ÉOLIENNES GÉANTES DE MONTECH : LE SOCIALO-CAPITALISME A L'OEUVRE

Nous l'avons vu récemment, l'implantation d'éoliennes est un sujet si politiquement sensible que les maires des communes concernées, anticipant les légitimes récriminations de leurs administrés, n'ont de cesse de pousser sur le devant de la scène les cadres des sociétés de construction et d'exploitation des dites éoliennes. Comme si ces entreprises vendaient des chaussures ou des jouets et n'avaient nul besoin de l'autorisation des élus locaux pour installer sur des terres dont ils sont les représentants et garants légaux des zones industrielles clôturées de plusieurs hectares (bucoliquement rebaptisées parcs éoliens), d'y couler des milliers de m3 de béton et de suspendre des "nacelles' de 90 tonnes à 140 mètres de hauteur ! 



Ainsi de la municipalité socialiste de Montech, dirigée par l'ex-député Jacques Moignard qui, ce sont les documents de la société Valorem qui le révèlent, discute du projet avec les dirigeants de l'entreprise depuis des années. 

Jacques Moignard, maire de Montech et D. Sardeing-Rodriguez, conseillère départementale PS

C'est donc tout naturellement, avant même que d'étudier le cas des éoliennes elles-mêmes, que nous nous sommes intéressés à l'acteur industriel présenté par les élus municipaux de Montech comme incontournable dans le domaine des énergies renouvelables : Valorem, 40 millions € de chiffre d'affaires, 180 salariés, dont le siège est à Bégles (33)

Et quelle ne fut pas notre surprise de constater que son PDG, administrateur de 85 sociétés (sic), était un militant actif d'Europe Ecologie Les Verts et que son bras droit (dirigeant de 90 sociétés -resic) assurait en tant que conseiller municipal du maire socialiste de Mérignac (33) les fonctions de délégué au plan climat et à l'environnement ! Un mélange des genres pour le moins détonant. C'est donc à des camarades de parti revendiqués que M. Moignard et ses élus PS ont décidé de s'adresser pour édifier les futures éoliennes de Montech. C'est bien connu, quand on aime on ne compte pas.

Pierre Girard, pull rouge, conseiller municipal délégué de la mairie PS de Mérignac (33)

Toutefois, et vous avez le voir, certains comptent à votre place. Et pas des moindres. Les revues boursières et financières publient la liste des principaux actionnaires de la vertueuse société Valorem. Aux côtés des classiques filiales régionales du Crédit Agricole, on trouve diverses agences de la BPI, Banque Publique d'Investissement, abondée par les espèces sonnantes du contribuable français. Mais, et c'est le clou du spectacle, une part prépondérante de Valorem (30%) est détenue par... un fonds d'investissement anglo-saxon basé à... Jersey (source). Pour les profanes en matière de finance internationale ennemie (comme le disait François Hollande), Jersey, une île britannique, est considérée comme l'une des plateformes offshore les plus "performantes" du monde, célèbre en France pour avoir abrité une partie du magot dissimulé (au fisc) du ministre (socialiste) Cahuzac. 

Le patron de Valorem en campagne législatives (2017)

Ainsi donc, les patrons humanistes des énergies renouvelables de gauche seraient friands du combustible capitaliste défiscalisé de droite ? Encore un mythe qui prend du plomb dans la pale ! Mais il faut bien s'y résoudre : par l'entremise de Valorem, pilotée par des gens de gauche, adoubée par le socialiste Moignard, un fonds d'investissement à l'anglaise installé dans un paradis fiscal, va prendre pied à Montech. Écoutons le représentant français de ce fonds parler de son investissement : "Grâce à son équipe de direction et à ses capacités de développement, nous pensons que Valorem est idéalement placée pour profiter de la transition énergétique en France" (source).  Notez dans cette phrase l'usage écolo-bio du verbe profiter...

C'est avec la plus grande impatience que nous attendons les justifications (que nous imaginons laborieuses) de M. Moignard et de Mme Sardeing-Rodriguez, conseillère départementale PS, lesquels nous expliqueront comment leur inoxydable morale socialiste s'est accommodée de ce capitalisme à l'américaine qu'ils dénoncent à tour de bras et à longueur d'année... 


mercredi 8 novembre 2017

ÉOLIENNES GÉANTES DE MONTECH : LES ELUS PS SE FONT TOUT PETITS !


Les habitants de Montech mais aussi ceux de Montbartier et Finhan seront comblés d'apprendre que leurs élus, en tête desquels le socialiste Jacques Moignard, négocient depuis des années l'implantation de gigantesques éoliennes dans leurs communes, et ce à l'horizon 2019. 

Elles ne risquent pas de passer incognito dans le paysage local et c'est le prospectus de la société chargée du projet qui le dit : les éoliennes de Montech sont plus hautes que les tours de refroidissement de Golfech, lesquelles sont visibles à des dizaines de kilomètres à la ronde. Et si les "silos" sont silencieux, ce n'est pas le cas de ces énormes ventilateurs. Quant à la pertinence d'ériger là ces monstres de ferraille fonctionnant à la force du vent (mais surtout de la subvention), ainsi qu'à la question des gros sous, nous y reviendrons dans un billet exhaustif.  


Jacques Moignard, maire de Montech (ici en compagnie de la députée du Tarn-et-Garonne Valérie Rabault)


En tout cas, on comprendra facilement pourquoi l'ex-député Moignard s'est montré d'une discrétion à toute épreuve sur le sujet pendant des années. Aujourd'hui même, 8 novembre 2017, M. le Maire a "délocalisé" la permanence d'information sur le sujet à la Maison des Associations alors qu'il aurait du, compte tenu de l'importance (et des nuisances potentielles du projet), l'accueillir dans les locaux de la Mairie. D'autre part, les horaires d'ouverture (9H-17H un jour de semaine) dénotent également une propension à éviter la foule des actifs. Il faut croire qu'une certaine distance entre ses administrés mécontents et sa personne ne saurait nuire à la sérénité nonchalante que les Montéchois prêtent à leur premier magistrat, souvent invisible dans sa propre cité. 

Comme, par surcroît, M. Jacques Moignard a la sage prudence de ne pas résider dans la commune administrée par M. Moignard Jacques, et ainsi d'éviter judicieusement les conséquences funestes des décisions de ce dernier, qui pourrait lui en vouloir de ne pas se mêler outre-mesure des affres de la vie quotidienne des citoyens de Montech ?

Pour en savoir plus sur les éoliennes de Montech : 





Une éolienne en feu aux Pays-Bas en 2013 

dimanche 22 octobre 2017

JULIEN SANCHEZ, LE CHEF FN QUI N'A RIEN VU, NI RIEN ENTENDU


Julien Sanchez, maire de Beaucaire (Gard), est également le patron du groupe FN au Conseil régional d'Occitanie. Comme un grand nombre de dirigeants frontistes (mais pas tous, voir plus bas), il possède la particularité d'être sourd et aveugle aux faits et propos les plus frappants. 

La semaine dernière, de passage en Tarn-et-Garonne, il posait joyeusement avec le militant soralien Romain Lopez, l'un des candidats les plus saumâtres de son parti, dont Michel Thooris (membre du Comité central du Front et ancien conseiller de Marine Le Pen) écrivait il y a peu qu'il mène "contre les juifs une stratégie de soutien à l'islam, y compris parfois radical", ajoutant que Lopez "déverse depuis des années sa haine des Juifs sur les réseaux sociaux". Cette terrible sentence (venue de l'intérieur) est assise sur des déclarations et des tweets relayés par de nombreux médias.

Au mois d’août dernier, Romain Lopez a été recruté comme assistant par le groupe FN  Occitanie... présidé par Julien Sanchez.









Aujourd'hui, le même Sanchez ne voit pas plus d'inconvénient à se faire tirer le portrait, tout sourire, avec une élue FN du Tarn qui a défrayé la chronique (en septembre, il y a un mois...) pour avoir fourni un portable (et selon Valeurs Actuelles et France 3, du cannabis - ce qu'elle nie) à son ex-compagnon détenu à la maison d'arrêt de Rodez.

Le FN 81 a "appelé son élue à démissionner". A l'évidence,  le boss Sanchez a tranché. Et c'est en sens inverse de ses propres troupes et, disons-le, d'une certaine conception de l'honneur...

  








mardi 17 octobre 2017

BEAUMONT-DE-LOMAGNE : LES RÉPUBLICAINS CHASSENT LA TAUPE

Le responsable LR du canton de Beaumont-de-Lomagne, Alex Marsaglia, ne se tient plus de joie : il aurait débusqué, dans l'auditoire montalbanais de Florence Portelli (LR), un "barbouze" du camp adverse (voir ici) ! 

Ménageant le suspense, Marsaglia ne livre pas l'identité de l'infiltré mais propose des "indices" (photographies de dos, analogies avec un personnage historique...) susceptibles de nous éclairer (ci-dessous)...




Bon.  

Au risque de doucher ses humeurs primesautières, rappelons qu'il n'est pas rare en politique qu'un opposant assiste à un meeting du parti adverse ou concurrent. C'est même une spécialité des dits Républicains de Beaumont, immortalisés dans les réunions politiques les plus diverses ou en présence de leaders locaux totalement étrangers (parait-il) à leur "sensibilité"...  




Qu'ensuite, nul n'est besoin de "démasquer" des espions dans des meetings, il suffit à M. Marsaglia de lever les yeux vers le sommet de la pyramide départementale des LR82 pour constater qu'il a pour chef et représentant officiel un ex-responsable du parti anciennement présidé par M. Baylet...



Qu'enfin, les propres membres de sa "coalition" locale, ont été recrutés en 2014 "à droite, à gauche et même aux extrêmes", se sont présentés aux municipales comme farouchement apolitiques et sont aujourd'hui regroupés sous la bannière de Mme Barèges, dont ils disaient, en cette lointaine époque, pis que pendre. On comprendra facilement qu'une cohérence politique de cette trempe soit récompensée par un nombre proportionnel de victoires électorales : zéro. 




Ceci étant dit, c'est avec la plus grande impatience (et un stock idoine de pop-corn) que nous attendons le dénouement de ce palpitant feuilleton !